Sur les outils portés à bout de bras — élagueuses, débroussailleuses légères, taille-haies — la batterie a gagné. Pas pour l'écologie : pour le poids et le démarrage. Une perche élagueuse à batterie n'a pas de moteur en haut de la perche, et l'on ne tire pas un lanceur en équilibre sous une branche. À cela s'ajoute ce que personne ne mentionne dans les fiches techniques : le silence. On entend la branche craquer avant qu'elle ne tombe.
Sur les tondeuses jusqu'à 1 000 m², la batterie a gagné aussi. Plus de mélange, plus de bougie, plus de filtre à air, plus de vidange, et une machine que l'on peut ranger dans un garage attenant sans odeur de carburant.
Le thermique garde deux terrains. Le premier est la durée : une journée entière de débroussaillage ou de broyage demande une réserve d'énergie qu'aucune batterie raisonnable ne porte encore. Le second est le couple bas régime — un motoculteur qui entre dans une terre lourde, une tronçonneuse d'abattage dans un tronc de chêne. C'est là que le diesel et le 2 temps restent sans équivalent.
Un conseil qui vaut plus que le débat : quand vous achetez à batterie, achetez dans une seule gamme. La valeur d'un outil sans fil tient à ce que sa batterie serve aussi aux trois autres.
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